Porspoder

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Toponymie
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Le nom de la localité est attesté sous les formes Portz Poeder fin XIVe siècle, Porzpoder en 1427.
"Porzhpoder" en graphie bretonne actuelle, Porspoder vient de porzh et poder (port et potier en breton)36, « Le port du potier ». Un lieu-dit situé à quelque distance du bourg se nomme en breton Mezou Pors-podérou ("Champ des potiers du port").
Un quartier près du bourg est dénommé traditionnellement An Dre en breton ("Le Treff" en français) ; ce nom garde probablement le souvenir de l'existence d'une trève dont il ne reste aucune trace historique connue. Un lavoir et une fontaine ayant une statue assez ancienne qui représente un évêque mitré représente officiellement saint Budoc, mais cette statue était considérée par les vieilles gens du quartier comme étant celle de saint André, la confusion provenant du fait que sant an dre signifie tout simplement en breton "saint du quartier".

Préhistoire
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Les mégalithes sont nombreux à Porspoder : un dolmen (fouillé en 1882) et trois menhirs (dont un de 6 mètres de haut et 3 mètres de large) dans l'Île Melon ; un dolmen et un menhir à Kerivoret ; un dolmen à Poul-Iod40 . Les mégalithes de Saint-Dénec (4 menhirs dont deux couchés) ont été décrits par Paul du Chatellier. Deux autres menhirs se trouvent à Troanigou, l'un de 4 mètres et l'autre de 2,90 mètres de hauteur. Le menhir de Kérouézel est classé monument historique par arrêté du 22 février 1921.
Plusieurs mégalithes jalonnent le territoire communal témoignant de l'ancienneté du peuplement de la région. Qu'il s'agisse de dolmens, qui servirent de sépulture, ou de menhirs, dont la fonction demeure énigmatique, ces constructions sont la signature des hommes du néolithique. Le dolmen de l'Île Melon dans le petit port du même nom est très significatif. Quinze mégalithes de la commune sont ainsi classés aux monuments historiques

Monuments
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  • L'église Saint-Budoc (XVIe siècle), dédiée à saint Budoc, est l'unique église de la commune depuis la fusion de la paroisse avec celle de Larret en 1810116. Elle domine la grève et date de 1645, mais a été rehaussée en 1857. Son clocher-mur est une tour massive à demi incluse dans la façade et est troué à sa base d'une porte en plein cintre portant les armes de la famille du Chastel. Le porche latéral, dont l'entrée est surmontée d'une arcade ogivale, abrite dans une niche une statue de saint Pierre.
  • La chapelle Saint-Anne, située au pied du clocher de l'église, du côté occidental.
  • L'église Saint-Léonor de Larret (XVIe siècle- 1729), sous le patronage de saint Léonor (lequel pourrait être saint Lunaire)103, date du XVIe siècle, mais a été profondément remaniée en 1729 ; de plan rectangulaire, c'est l'ancienne église paroissiale d'avant la fusion de la paroisse avec celle de Porspoder en 1810 ; son site correspond à un lieu de culte très ancien qui aurait été christianisé au Moyen-Âge, comme en témoigne la stèle de l'Âge du fer, surmontée d'une coix pattée et nimbée visible dans son enclos paroissial ; elle possède un système ancien de vases acoustiques inclus dans les murs, leur col ouvert permettant d'amplifier la voix du prédicateur ; son clocher-mur est percé à sa base d'une porte gothique surmontée des armes de la famille Autret de Kerguiabo
  • La chapelle Saint-Ourzal (XVIe siècle- 1715). Cette chapelle, construite en 1639 par René de Kermenou, est dédiée à saint Ourzal, un saint inconnu par ailleurs, qui est peut-être saint Tourzal ou Gourzal, qui pourrait être à l'origine un saint gallois connu sous le nom de saint Wrthwl, mais cela reste très incertain ; selon une autre hypothèse plus vraisemblable, saint Ourzal serait tout simplement saint Arzel (saint Armel), patron de la paroisse voisine de Plouarzel. C'est un lieu de culte très ancien comme en témoignent la stèle d'âge du fer christianisée visible près de la fontaine (improprement classée comme menhir au titre des monuments historiques) et les débris d'urnes funéraires exhumés lors des travaux de restauration menés à partir de 1979 (dès 1910, la chapelle n'avait plus de toit et était envahie par la végétation). Sa fontaine faisait l'objet de rites de dévotion comme en témoigne cet extrait d'un article de journal datant de 1928 : « Dans les ruines de l'ex-chapelle Saint-Ourzal est une fontaine perdu dans les herbes, les cailloux et les roseaux. J'y ai vu venir une paysanne et son petit dont elle venait laver les pieds nus dans l'eau miraculeuse afin qu'il marchât plus tôt.Trois vendredis de suite, il faut venir ainsi procéder à cette immersion et le miracle s'accomplit ». Saint Ourzal avait aussi la réputation de marier dans l'année les jeunes gens des deux sexes qui l'imploraient avec une fervente dévotion. Selon une autre tradition, les femmes de marins recueillaient la poussière de la chapelle et la lançaient au vent pour que la mer leur rende leurs hommes.
  • L'ancienne chapelle Notre-Dame-des-Flots à Melon, ancien bâtiment d'usine (brûlerie d'algue construit en 1879)125 et aménagé en chapelle et béni le 3 juin 1951.
  • Sur le Port de Melon, on trouve également une ancienne poudrière et un ancien four à goémon.
  • Les hameaux construits à l'époque des maîtres de barques (XVIIe et XVIIIe siècles) : le Creach, Kermerrien, Prat Paul, le Spernoc, Keroustad.
  • Les lavoirs traditionnels, encore utilisés aujourd'hui : lavoir du Chemin de Meslan, lavoir de Porspodiriou, lavoir de la Rue du Spernoc, lavoir du Cosquer.
  • La croix de Larret (XIVe siècle). On y trouve l'écu de la famille des du Chastel.
  • La croix du Dreff ou Le Croazoc ou Créac'h-ar-Groaz (XVe siècle).
  • La croix de mission du cimetière du Dreff (1883) provenant de l'ancien cimetière : elle est transférée en 1901.
  • La croix de Mentiby (XVIe siècle), trouvée dans la grève et insérée dans un mur de clôture.
  • L'ancien manoir de Kerazant (XVIe siècle), propriété des familles Tanguy, Autret et Keranguen.
  • Le manoir de Kermenou (XVe – XVIe siècles) et son colombier de Kermenou (XVIe siècle) ; en ruines en 1994, il est en cours de restauration127
  • La fontaine de l’enclos de la chapelle Saint-Ourzal. Les parents y plongeaient trois fois les petits enfants pour qu'ils apprennent à marcher.